Le Burkina-Faso sur la voie de libération du joug colonial...
le 16 au 21 septembre 2015

Avec ce qui est en cours actuellement au Burkina Faso, prise en otage ou mise aux arrêts des principaux responsables (président par intérim et premier ministre reconnus par entente étrangère internationale) dérivant de l'ordre international non africain,

faut espérer, et, qu'il en soit ferveur, que le monde occidental (internationalisme de dupe) qui s'est cru arroger indéfiniment -de dépassé- un paternalisme sur l'Afrique : comprenne que le changement de vue en Afrique ne saurait plus être -dans le contexte mondial de décadence inéluctable- sous l'égérie étrangère aux vues et représentations africaines !!!!

 

L'effondrement indélébile (irrésistible et irréversible) du modèle organisationnel occidental (fumisterie en Afrique) ne saurait être suite (conséquence) en ricochet en Afrique ! Les générations des colonisations et lendemain des indépendances ne sont plus aptes à exprimer l'essor des générations nouvelles et soucieuses (imbibées) de décolonisation réelle.

 

La duperie sous régionale Ouest africaine, d'élection présidentielle multiple sournoise et moqueuse (Burkina Faso, Guinée de capitale Conakry, Mali), du 11 Octobre 2015 en prend une douche de la conscientisation africaine. Sankara vaincra coûte que coûte des mésaventures préalablement établies : Son idéologie vaincra !

 

Honnêteté...


À la lecture du commentaire de la présidence française par la voix de l'actuel locataire, François Hollande, appelant les forces françaises stationnées au Burkina Faso à ne pas interférer dans le conflit militaire interne à ce pays : L'on pourrait croire qu'à la suite du cas tempêté du Burundi marqué de la prolongation -régulière- du président Nkurunziza dans les fonctions de chef de l'État, que l'immixtion étrangère dans les affaires publiques et domestiques interne à l'Afrique (francophone) prenne une nouvelle tournure ! Une relecture favorable à une prise en compte des réalités nouvelles des sociétés africaines décomplexées !

 

Ce louable état de fait reste toutefois douché de sincérité à la perception de la suite de la communication de l'État français, qui appelle "seulement" le nouvel homme fort autoproclamé du Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a procéder à la libération rapide du président intérimaire, le chef et membres du gouvernement mis aux arrêts.

 

La libération de l'Afrique, en l'espèce francophone, du joug de l'impérialisme colonial passé n'en est pas encore parfaite ! Le nouvel homme fort, autoproclamé, du Burkina Faso, certes intrinsèquement différent de son mentor Blaise Compaoré qui rendit l'étoffe présidentielle pour un exil doré sous l'assistance française, n'en est pas moins un ami de longue date de l'État français et pour lequel il exerça via son mentor de biens basses besognes (de l'assassinat de Sankara en 1987, au maintien de Compaoré en 1989 en déjouant un coup de d'État jusqu'à personnellement l'accompagner à son exil avec l'assistance et couverture française). Le cordon ombilical se desserre mais n'est pas encore coupé.

 

Souhaitons au général Diendéré, s'il parvient à se maintenir au pouvoir (transition), que comme son second, le colonel Zida qui pris les rennes du pays au départ de Compaoré avant de devenir premier ministre de la transition désavouée, qu'il s'inscrive tout comme l'illustre Sankara dans une dynamique de refondation de la coopération et rénovation de l'espace politique du Burkina Faso.

 

Quoi qu'il en soit, la rénovation des relations d'avec l'ancienne puissance impériale française et la neutralisation de ses acolytes pèsent de plus bel à l'embelli de l'Afrique.

 

Souhaitons que le général Diendéré ne se fourvoie pas d'époque et de lecture du futur, bien que influencé des affres du colonialisme. Il peut paraître normale pour cette génération -colonisée- de ne pas procéder à un hiatus sévère d'avec l'impérialisme coloniale, mais il lui pèse alors tout autant -d'absolu- la nécessité d'instruire un changement rapide à l'écoute des aspirations des populations jeunes soucieuses de décolonisation.

 

Toute farce finit toujours pas se terminer...

 

Suite Honnêteté...


La raison de fond du putsch, adoubé sous régionalement en Afrique, avec une certaine onction outre Afrique (France), du général Gilbert Diendéré, contre l'autorité de transition destituée, ne saurait être liguée à une querelle de militaires marqué (comme voulue le faire croire la présidence française en soulignant avoir ordonné à ce que ces soldats sur place au Burkina Faso n'interfèrent pas dans le dit conflit de militaires burkinabés) de la dissolution du régiment de sécurité présidentielle (Rsp) ! Dont sont issus le général Diendéré et le premier ministre Zida déchu. Et encore moins(raison de fond), d'une volonté à soustraire des responsabilités judicaires les caciques de l'ère de la présidence (27ans) de Blaise Compaoré parti en exil doré entre l'hôpital au Maroc et sa résidence en Côte d'ivoire voisine.

 

LA PRINCIPALE RAISON DE CE PUTSCH dont le général Diendéré s'en est fendu de cause explicative, SE TROUVE ET RÉSIDE DANS LA PORTÉE ET IMPACT DU NOUVEAU DISPOSITIF JURIDIQUE (CODE) ÉLECTORAL. Dispositif législatif approuvé par la transition. QUI EÛT POUR EFFET AU TITRE DE LA RÉNOVATION DE L'ESPACE POLITIQUE BURKINABÉ, DOMINÉ PAR LES HOMMES LIGES (SÉIDES) DE COMPAORÉ DÉFAIT AU NOM DU CHANGEMENT, d'exclure toute possibilité de présentation aux suffrages (élections sous la transition et non éternellement) gouvernés de la représentation nationale aux charges publiques : les barons et autres satrapes corrompus et corrupteurs (personnes qui avaient pris des positions publiques en faveur de la réforme constitutionnelle pour que se maintienne au pouvoir leur mentor déchu) sous l'ère Compaoré. Ce qui au demeurant eût pour effet d'interdire à la femme du général Diendéré de se représenter à concourir de nouveau à la députation et son beau-frère de concourir à l'élection présidentielle.

 

Le tandem Michel Kafando, Yacouba Isac Zida (ancien adjoint du général Diendéré au Rsp), respectivement président et premier ministre reconnus de la transition déchue, l'était constitué des personnalités mises en selles (redevable de notoriété) par le président Compaoré. Et partant là, de personnalité bien aux faits des dérives et dangers encourus et caractérisés à matérialisés par la survivance du système Compaoré désavoué populairement. Ce à quoi le nouveau dispositif législatif électoral entendait contrer.

 

L'AFRIQUE DE L'OUEST (régimes politiques) qui entendait jusqu'ici se caractériser en laboratoire d'expérimentations politiques contagieuses au bénéfice de la novation en Afrique, ce que transpose le principe du respect des constitutions (versant durée des mandats présidentiels) exprimé au Sénégal, Mali, Guinée-Conakry, Niger, Côte d'ivoire, Bénin, à l'exception du Togo, AURAIT-ELLE ENTREVU DE MAUVAISE CONTAGION LE DISPOSITIF LÉGISLATIF ÉLECTORAL EN VOIE DE SUSPENSION AU BURKINA-FASO (sous-tendant le putsch adoubé et approuvé du général Diendéré).

 

Nul doute que le propos de la CEDEAO (organisation économique sous régionale d'Afrique de l'Ouest) rejetant le nouvel dispositif électoral burkinabé (via la cours de justice de la Cédéao), couplé à la sortie de son actuel président et chef de l'État sénégalais, MACKY SALL, INVOQUANT DES MENACES DE PAIX ET UNE INSTABILITÉ SOUS RÉGIONALE, PARTICIPE À CONTRER L'EFFET PORTEUR DU DISPOSITIF LÉGISLATIF BURKINABÉ DÉCRIÉ de cause justificative du putsch implicitement adoubé du général Diendéré.

 

Observation en est que pour certains en Afrique, faire la politique est en premier lieu voie par excellence de propre survie, encourageant ainsi de facto l'appropriation (patrimonialité) en accaparation des charges publiques.

 

Toutefois, la transition déchue du Burkina Faso aura au moins eu le mérite d'avoir introduit un virus de la refondation et rénovation....

 

La persistance du mépris...

 

L'actuel président français, François Hollande, lors d'une interview donnée depuis le Maroc, où il est en visite d'État, de positionnement sur la crise ouverte au Burkina Faso par le putsch du général Diendéré, fait savoir du soutien de l'État français à la médiation entamée par deux présidents africains, le sénégalais Macky Sall et le béninois Thomas Boni Yayi, ainsi que le soutien de l'État français aux propositions de sortie de crise présentées par la médiation, avant de conclure d'une information (somation) à l'endroit des Africains qu'il met en garde (menace) ceux qui s'opposeront aux dites propositions de la médiation : PROPOSITIONS OU ALORS INSTRUCTIONS-INJONCTIONS !

 

Ainsi l'État français se veut encore et de toujours maître de l'éducation des africains francophones.

 

La CEDEAO vers qui la médiation ce tourne ce 22 septembre 2015 à venir, afin de formalisme d'adoption des propositions de sortie de crise au Burkina Faso de la médiation entamée pour son compte (en qualité d'organisation supranationale sous régionale de l'Afrique de l'Ouest dont est partie le Burkina Faso) sans en avoir été invitée à le faire par les protagonistes Burkinabés ; la Cédéao, ainsi que par ailleurs l'Union Africaine (organisation majeure africaine chapeautant la Cédéao) qui se targue de représenter l'Afrique (bien que financée exclusivement par la communauté internationale et substantiellement par l'Union Européenne), CES INSTITUTIONS (CEDEAO, U-A) VONT-ELLES S'INSURGER DE L'OUTRECUIDANCE MÉPRISANTE ET MALSAINE DE L'ÉTAT FRANÇAIS TONNÉE DE TANCE PAR SON ACTUEL PRÉSIDENT ?

 

De quel développement de l'Africain puisse t-il l'être envisageable dans de tel contexte...

 

Joseph TAPA                                                          Ü  Accueil

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