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28/12/2012 09 09 04 (UTC)[citer]
le 19/06/11
Maroc : le vent de liberté Arabe aseptisé par le joug Royal !

Seul Etat en territoire Africain à ne pas adhérer à l’institution majeure d’Afrique qu’est l’Union Africaine (U-A),
sous l’invocation de désaccord d’avec la reconnaissance d’un droit à l’indépendance aux populations du Sahara Occidental dont il revendique le rattachement territorial.
Le Maroc qui s’évertue, sollicite, depuis 1984 à intégrer la communauté économique européenne, est régi depuis 1666 en royauté par une famille (dynastie alaouite) dont le représentant actuel, Mohammed VI, proposerait une reforme -soutenue démocratique- du régime politique (monarchie constitutionnelle) sous la menace de la colère des populations bravant de plus en plus dans la rue l’autorité royale ancestrale.

Sous l’étiquette de stratège politicard ou de bon père de famille à l’écoute des siens…à révéler, acculé des manifestations de grogne de ses sujets, Mohammed VI, d’anticipation politicienne de virulence des critiques populaires (éluder) ou d’esprit consensuel de bon père de famille, a annoncé le 17 juin 11 un de projet de réforme constitutionnel devant être soumis à l’approbation populaire par référendum du 1 juillet 11.

Les mesures phares de la réforme

La principale s’analyse par la nomination royale d’un premier ministre du choix de l’assemblée représentative des populations, avec le pouvoir de dissolution de l’assemblée.

Le premier ministre tiendra désormais le conseil des ministres sans la présence du Roi et nommera aux emplois et fonctions civils (préfets, etc.).
Une séparation des pouvoirs législatifs, judiciaires, exécutifs.
Une déconcentration des services d’Etats.

Puis il fut de rappel confirmé, que le Roi restait une personne inviolable (dont les actes ne peuvent faire l’objet d’aucun recours et contestation) ; Chef des armées (dont-il continue de nommer ses divers chefs) ; Commandant des croyants (dont principal interprète de l’esprit de la lettre théologique : premier Imam), etc.

La confrontation des propositions dites démocratiques d’avec les rappels des dispositions naturelles de sa sainteté (royale et religieuse), dévoile, de fait, une simple redéfinition des prérogatives royales ou clarification saupoudrée d’un réaménagement technique des services de l’Etat…de loin une avancée sous fleur de liberté et démocratisation sincère…ce qui fait dire qu’il s’agit à l’évidence ni plus ni moins qu’une simple stratégie politicard d’aseptique de la colère de la rue : flouée d’accalmie et de gain de temps via l’invitation à discuter -s’empêtrer en sourdine- d’un projet au minima, accordant de roublardise la direction et durée des débats (orchestrés autour des propositions successives) ainsi que la gestion de la colère populaire via l’effet de l’écoulement du temps en amenuisant de pools, à sa sainteté.

Décryptages et critiques des mesures phares de la réforme

La nomination du premier ministre chef de gouvernement issu de l’assemblée, prendrait assurément la voie de démocratisation si :

Il était interdit que des formations politiques puissent se revendiquer de soutien quelconque (financier, politique, religieux, etc.) royal et s’organiser de la sorte en soutien ou formation dévolue à la royauté.
La nomination du premier ministre n’aurait du être faite par le Roi, qui conserve ainsi un pouvoir prépondérant (allégeance directe) et de nuisance (refus) et de loin une simple faculté d’enregistrement.
Le candidat futur premier ministre et ses partenaires principaux ministres régaliens (défense, affaires étrangères, économie et budget, justice, administration du territoire, emploi) devraient être connu au préalable de toute campagne électorale législative.
L’assemblée devrait pouvoir disposer d’une faculté de sanction du gouvernement par la récusation en équité de la faculté du premier ministre de dissoudre l’assemblée et surtout en contrôle de l’action gouvernementale.
Sur la tenue du conseil des ministres, afin qu’il ne s’agisse d’une symbolique :
1- Les décisions prises en conseil des ministres doivent être d’applicabilité directe.

2- Ces décisions ne doivent être soumises à l’approbation royale ni cosignées.

Sur les nominations aux emplois et fonctions civils, sous le modèle de contrôle en destitution du gouvernement dans son action par l’assemblée, une telle garantie devrait être reconnue à l’assemblée.

Pour ce qui est de la séparation des pouvoirs d’Etats, si teneur démocratique on peu en décrypter, cela n’est que réorganisation des structures d’Etat, à l’image de la déconcentration des services d’Etats et de loin une marque de liberté à destination du peuple criard.

Il importe aussi que soit définie de rigidité et conditionnée (sur proposition de nom par un collège à définir, et interdit hors cession de l’assemblée, exception cas de force majeure) la capacité royale aux nominations dans les armées, d’avec les pouvoirs du ministre de la défense. Tout fait de guerre d’une durée consécutive de plus deux mois transférant au parlement la faculté royale.

La personne du Roi ne devrait plus être inviolable qu’en hypothèse de crise exceptionnelle, et sa responsabilité engagée en hypothèse criminelle et fait de Haute trahison des pouvoirs constitués.

L’approche internationale

L’hypocrisie internationale prétendant de haut cœur soutenir les populations épris de liberté nouvelle et à l’éclosion de la démocratie, s’exprime au mieux dans la reconnaissance de la France à celle qu’elle nomme comme une grande avancée démocratique au royaume chérifien…contournant la récente jurisprudence guerrière (internationale) à l’appui des populations sanglées depuis trop longtemps dans un régime des plus rétrograde.

En attente des éloges africains des Wade et autres Compaoré, qui y trouveront à coup sur matière à saluer Mohammed VI pour sa bravoure face à l’histoire.

La grogne populaire que traverse le Maroc quand bien même de copie certaine à celle née ailleurs dans le monde Arabe, ouvre une voie de matérialisation d’une affirmation africaine dans une novation organisationnelle qu’il importe d’éloigner des acquis occidentaux pour meilleur valorisation.

Il est ainsi indirectement sollicité la brillance intellectuelle africaine, à faire valoir des projets afin d’inviter nos dirigeants à l’honneur et la dignité.

Joseph TAPA



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