Paradoxe/incohérence ou savante bêtise !
 le 07 avril 2015

La particularité en vogue en Afrique, face à des difficultés sociopolitiques d’envergures à l’exemple des faits de négligences « volontaires » contextualisant des conditions aux contestations insurrectionnelles, serait la résolution par la voie des armes.

La particularité en vogue en Afrique, face à des difficultés sociopolitiques d’envergures à l’exemple des faits de négligences « volontaires » contextualisant des conditions aux contestations insurrectionnelles, serait la résolution par la voie des armes. Hors d’enseignement d’histoire à nos jours dits modernes, même à l’appui d’usage des armes de destruction massive telle que la bombe nucléaire, ce dont l’utilisation récente pour ce qui est connu au Japon (Hiroshima le 06/08/45, Nagasaki le 09/08/45), aucunement quelconque conflit pris fin par l’emploi des armes et encore moins ne produisit l’extinction d’un quelconque groupuscule contestataire fut-il.

 

Notons que l’engouement de l’emploi de la force létale en Afrique aurait le vent en poupe en guise de réponse aux déboires des masses populaires, qu’il s’agisse de mater des contestations symboliques de simple marche populaire ou de prétendre neutraliser les dynamiques portées par le désespoir insurrectionnel. Le désespoir social suscité des désappointements des mauvaises gestions nationales et autres béantes incuries de lectures à anticipations des enjeux nationaux dont sont victimes directes des populations sanglées qui plus est de paupérisation grandiloquente, peut-il seulement trouver réponse dans la mort physique d’un Homme !

 

De plus en plus des jeunes Africains abandonnés à être paumés et sans espoir de participer directement et d’enrichissements à la construction de leur propre environnement, au demeurant riches et exploité sans qu’ils en extirpent avantages, encouragés sont-ils à contribuer en survie à servir des intérêts étrangers à leurs développements tant personnel que sociétaire ; De plus en plus de jeunes Africains s’orientent dans la marche de la subversion des systèmes entretenus par le biais de la félonie, hérités des colonisations, les stigmatisant en rebuts des développements et d’un rétif les maintenant grandement en oisiveté. La chronique des événements malheureux défrayant négativement l’actualité africaine, tel le récent fait d’assassinats massif d’innocents dans l’enceinte d’une université au Kenya, met en avant cette jeunesse abandonnée dont l’un des auteurs identifié du drame au Kenya aurait eu pour qualité d’être un brillant étudiant juriste qui visiblement n’eût pas de peine à scander sa joie de rechercher la mort et d’en donner. D’aucuns soutiendront qu’il eut été un psychopathe (maladie qui ne se dresse à la vue de Tous), d’autres un égaré victime de faiblesse d’esprit…mais l’évidence en reste que les voies de la contestation au relent barbare ne seraient plus l’apanage des sous voire peu instruits/éduqués ou autres malheureux (bouseux). L’évidence de toute autre observation est qu’un exemple en suscite multiples d’autres…

 

De la crise latente et bien plus patente du désœuvrement grandissant de la jeunesse africaine, pour qui l’avenir s’écrirait à fuir l’Afrique ou s’activer dans des forces guerrières à l’instar de l’innombrable de jeunes dans les rangs des nébuleuses telles que Boko Haram, Shebabs, Séléka, Anti Balaka, LRA, Janjawid, etc., l’emploi des armes à feu contre cette jeunesse serait la solution idoine pour les institutions en vigueur. Ainsi les gouvernements des nombres d’États africains (Bénin, Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad, etc.) couplés aux institutions internationales africaines comprises (Union Africaine pour l’exemple), face à cette crise sociétaire de fond, en ont conclu à une réponse militaire. Massacrer (désolément l’éradication ne se pouvant) la jeunesse victime des errements des systèmes mal en point et peu serviable à l’embelli africain, serait la difficulté tortueuse menaçant les ambitions de l’émergence africaine !

 

Si tant est qu’il puisse être un tantinet possible de succès que, dans l’espèce africaine sanglé de mécanismes et systèmes politiques ne favorisant pas mais alors très très très peu ceux (enfants d’Afrique) pour qui ils seraient intentés voire entretenus, la réponse de l’emploi des armes soit chemin honorable à vivifier la dignité et sauver les meubles en neutralisant physiquement (mortellement) une frange (de plus en plus nombreuse) malheureuse de la jeunesse extraite de la construction d’un avenir radieux… ; Il va s’en dire que les Africains pris dans la nasse de l’internationalisme obstruant l’expression des leurs, notamment leurs jeunesses reclus à l’expectative à défaut de servilité : que les africains (États) se trompent d’ennemi !

 

La guerre ne résout…mais favorise d’aggravation les mécontentements et radicalisations. La problématique africaine n’est autre que l’insertion concrète, participative et directionnelle, de la jeunesse africaine dans l’appropriation et construction de l’Afrique.

 

Joseph TAPA                                                         Ü  Accueil

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